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Dimanche 22 mai



Édito

Les symboles de Pâques

Croix et oeuf teint

Il est juste de dire que Pâques est la fête la plus importante pour les chrétiens. Si d’autres épisodes bibliques sont commémorés, à juste titre, aucun ne revêt la nécessité de ce qui est rappelé le premier dimanche après la première pleine lune de printemps, à savoir la mort par crucifixion et la résurrection de Jésus-Christ. C’est à la fois un scandale pour les juifs et une folie pour les non-juifs comme l’écrivait l’apôtre Paul dans la première lettre aux corinthiens (1 Corinthiens 1.23).

De nombreux éléments évoquent les trois jours qui vont de la passion du Christ à son apparition à Marie de Magdala (Jean 20.14-16). Un coup d’œil dans n’importe quel supermarché dès fin février nous donnerait à croire que Pâques c’est une histoire de lapins, d’œufs et de poules. Ce n’est pas complètement incorrect à vrai dire. Le lapin ainsi que l’œuf (et la poule qui l’a pondu) sont des symboles de fertilité et de renaissance. On célèbre ainsi Jésus qui est toujours vivant après la mort. Toutefois, ces représentations, au même titre que le sapin de Noël, ont une origine païenne et il ne subsiste rien de chrétien dans ce qu’on trouve dans les magasins au début du printemps.

On peut distinguer plusieurs autres figures qui font un écho beaucoup plus profond à la signification de cette fête. Parmi ceux-ci, il y a le sang, l’agneau, le poisson et la croix.

Les deux premiers font une référence directe à la Pâque juive. Au moment de la dixième plaie d’Égypte, l’offrande pascale, c’est-à-dire un agneau d’un an sans défaut, devait être mangée et le sang mit sur le linteau des portes. Cela devait servir de signe pour ne pas être frappé par le fléau. Ainsi l’holocauste de l’agneau et son sang étaient, à ce moment-là, une préfiguration du sacrifice de Christ.

Le troisième élément, le poisson, n’est pas de prime abord quelque chose qu’on associe à Pâques. Il est pourtant tout aussi important que les autres. Celui-ci apparaît à certains moments-clé du ministère de Jésus, comme lors de certains miracles (la multiplication des pains et des poissons, la pêche miraculeuse) ou en mettant l’accent sur le métier des apôtres qui de pêcheurs de poissons devinrent des pêcheurs d’hommes (Mathieu 4.19). On pourrait aussi mentionner le mot grec « Ichtus » (poisson) dont l’acrostiche donne « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ». Un symbole utilisé par les premiers chrétiens pour éviter la persécution et qui serait à l’origine de la tradition de manger du poisson le vendredi saint. L’image la plus forte, cependant, vient de la bouche du Seigneur lui-même qui nous fait comprendre que cela préfigure la Passion :
« Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Mathieu 12.40).

De tous les symboles dont nous venons de parler, aucun n’est plus important que la croix. La croix… Un horrible instrument de torture sur lequel Jésus a rendu l’esprit après avoir été humilié et avoir connu une douleur intolérable. Ainsi que nous l’avons vu plus haut, du sang versé et une terrible souffrance comme comble d’amour, c’est une folie et un scandale. Pourquoi cela a-t-il dû se passer de cette façon ? Tout simplement parce que le prix à payer était trop élevé. Nous ne pouvions rien faire de nous-mêmes. Nous n’avions pas les moyens. Alors Dieu s’en est chargé et a réglé l'addition à notre place.

En traversant cette période pascale pleine d’animaux mignons et de chocolat, de fêtes de famille et de nourriture en abondance, n’oublions pas de tourner nos regards vers la croix. Nous y verrons, cloué au bois, notre acte d’accusation. En observant plus attentivement, nous remarquerons que celui-ci est vierge. Pas un mot, il est tout blanc. Il n’a pas toujours été ainsi, mais le sang de l’agneau l’a complètement effacé. L’agneau qui est mort et ressuscité. C’est le signe de Jonas et nous n’avons qu’une chose à faire, c’est d’y croire.

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